Le 15 octobre 2016 à Kigali au Rwanda les 197 États signataires du protocole de Montréal ont négocié les derniers détails d’un accord sur le climat, qui aura mis sept ans à aboutir.

Lors de ce 28e sommet, les parties au protocole se sont accordées sur des décisions qui pourraient avoir un impact significatif sur le ralentissement du changement climatique.

L’amendement de Kigali – c’est le nom officiel de l’accord – signe la fin progressive des hydrofluorocarbures (HFC). Un gaz, largement utilisé comme réfrigérant dans les climatiseurs et les réfrigérateurs dont l’effet de serre est 14 000 fois plus puissant que le CO2.

L’amendement de Kigali poursuit la démarche lancée avec le protocole de Montréal, l’un des traités environnementaux les plus efficaces jamais négociés. Adopté en 1987 par la communauté internationale, ce traité a abouti, à la suppression définitive des chlorofluorocarbures (CFC), un gaz à effet de serre contribuant à la destruction de la couche d’ozone et au réchauffement climatique.

Dans les réfrigérateurs les chlorofluorocarbures sont utilisés pour former une mousse isolante placée dans les portes des appareils. Ces gaz isolants sont là pour que les appareils demeurent bien étanches, mais malheureusement leur effet de serre sont plus de mille fois plus élevés que ceux du CO2.

Des constructeurs réagissent.

De grands constructeurs comme General Electric ont envisagé une solution, remplacé les HFC pour du cyclopentane, un autre composé chimique qui a pour avantage d’être plus efficace pour isoler les parois des réfrigérateurs et d’avoir un potentiel de réchauffement 10 fois moins élevé que le CO2.

La nouvelle gamme de réfrigérateurs sans HFC de General Electric permettrait d’économiser 400.000 tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent des émissions de 78.000 voitures.

Ces réfrigérateurs émettent moins de gaz à effet de serre à leur création et en arrivant en fin de vie, ils sont moins gourmands en électricité.

Un réfrigérateur américain General Electric avec filtre à eau et distributeur de glaçons.

Lors d’une réunion ministérielle à Kigali, Clare Perry, une responsable de l’ONG Environmental Investigation Agency déclarait « aucun pays ne veut etre responsable de l’échec de la plus grande avancée de l’année 2016 en matière de climat. » 

La deuxième moitié du 20 ème siècle est marquée par une prise de conscience forte des problèmes environnementaux, les États se rassemblent pour mettre en place des réglementations publiques et des bureaucraties et, bonne nouvelle, les industries suivent en innovant et en produisant des machines de plus en plus propres.