De beaux jeunes gens musclés et bronzés, les cheveux longs décolorés par le soleil, scrutant les vagues, la planche de surf plantée dans le sable auprès de vans hors d’âge couvert d’autocollants. Voilà l’image que l’on a du surfeur.

Le surfeur est cool, un brin mystique… et même, si les pratiquants grillent souvent beaucoup de kérosène pour assouvir leur passion… ils sont proches de la nature.

Et à force de « sentir la vague », certains d’entre eux ont été bien obligés de reconnaître qu’elle remontait des relents d’égouts. 

Andrew Turton et Pete Ceglinski, deux surfeurs australiens proposent donc un moyen de nettoyer les océans !

 The Seabin Project.

Andrew Turton et Pete Ceglinski ont eu l’idée de nettoyer les océans à l’aide d’un dispositif conçu pour flotter à la surface de l’eau et aspirer tous les détritus flottants grâce à une pompe à eau. Plus poubelle écologique automatisée que filtre à eau, leur invention se compose d’un bidon raccordé à une pompe qui aspire les déchets et les polluants dans un sac de capture en fibres naturelles.

Une fois plein, le sac est enlevé, les déchets récoltés et la Seabin replongée dans l’eau.

L’aspiration de la Seabin est volontairement très faible afin qu’elle ne prenne au piège aucun poisson ou animal marin. Le Seabin ne demande que peu d’entretien et fonctionne en permanence.

C’est après avoir constaté l’état déplorable des marinas qu’Andrew Turton, constructeur de bateaux et plaisancier lui-même, a eu l’idée de concevoir cette poubelle marine.

Les deux surfeurs n’envisagent pas pour le moment que leur dispositif soit installé à une plus large échelle que celle des marinas, des clubs nautiques, des ports, ou des lacs.

Cette poubelle marine vise essentiellement le nettoyage des zones fréquentées.

Le projet est pour le moment en phase de test dans le port de Palma de Majorque.

Les deux Australiens espèrent lancer la production et la commercialisation pour développer un modèle le plus écologique possible pour l’année 2016. La Seabin est une solution d’appoint intelligente pour les pollutions locales, mais qui ne résout pas le problème des microparticules de plastiques polluant les océans du monde entier.