Les ressources en eau posent problème à de nombreuses populations sur terre. La demande en eau potable est de plus en plus forte à cause de la croissance démographique, des besoins sans cesse grandissants en énergie, de l’évolution des modes de consommation. Les sources d’eau potable ne sont pas inépuisables, le temps est venu d’en faire une utilisation raisonnable, de recycler, d’économiser.

Boire de l’eau purifiée par les filtres à eau de réfrigérateur américain est l’un des gestes simples que chacun peut accomplir, mais d'autres cherchent a faire des économies sur d’autres terrains.

Une douche spatiale. 

La start-up suédoise Orbital Systems propose de faire des économies d’eau en utilisant des douches tout droit venues de l’espace.

Credit photo : ORBITAL SYSTEMS

Le designer suédois Mehrdad Mahdjoubi a travaillé pour la NASA, et  il a utilisé son expertise pour concevoir le système OrbSys. Un dispositif permettant d’économiser 90 % de l’eau et 80 % de l’énergie consommée pour la chauffer. OrbSys est  avec son système de récupération d’eau et filtrage des bactéries, une version grand public des douches qu’utilisent les astronautes durant leurs missions spatiales. 

Lorsque l’on prend une douche de 5 minutes, on consomme, en moyenne, 70 litres d’eau potable ! La douche spatiale utilise elle, 5 litres d’eau.

Le secret ? La douche fonctionne en circuit fermé. L’eau utilisée est récupérée, filtrée et renvoyée dans le système par une pompe afin d’être réutilisée.

Le processus de purification de l’eau étant très rapide, celle-ci n’a pas le temps de refroidir et ne demande que très peu d’énergie pour retrouver la température demandée, du coup la consommation d’électricité est abaissée de 80%. La pompe sophistiquée maintient une pression constante et le filtre  offre une eau purifiée de meilleure qualité que celle de l’eau de ville.

Cette technologie économe pourrait être très utile dans des zones où l’accès à une eau saine reste problématique.

Pour l’instant le système reste en test dans un sauna suédois mais les concepteurs prévoient un passage à la production industrielle dans les 6 prochains mois.