Il s’appelle RowBot mesure 20 cm sur 10 cm, se déplace à 2 cm par seconde, et il est très gourmand !

RowBot veut littéralement dévorer toute la pollution des mers.

RowBot est un système imaginé par des ingénieurs de l’université anglaise de Bristol, les chercheurs se sont inspirés des corises – le nom scientifique des cigales d’eau — pour la conception de leur robot.

Comme les cigales d’eau, RowBot utilise pour se déplacer deux propulseurs en forme de rames et est stabilisé par des flotteurs.

Un petit robot qui en a dans le ventre

L’originalité du dispositif se cache surtout dans le contenu de son corps : RowBot  a un « estomac » rempli de 25 ml de boue d’épuration, un bouillon de bactéries qui s’alimente de toutes sortes de substances polluantes et, les dégrade par oxydoréduction.

RowBot est également équipé d’un jeu d’anode-cathode, lui permettant de générer plus d’électricité qu’il n’en consomme, grâce à cette efficacité énergétique le robot est capable de se propulser de manière autonome.

Durant les tests en laboratoire, les RowBots ont produit 8,82 Joules par cycle, créant un voltage de 4,1 V ; 10 % de cette énergie est en surplus.

Lâché sur les eaux, RowBot rame, absorbe et digère les déchets polluants pour en tirer de l’énergie, afin de continuer à ramer, manger, digérer, ramer, manger, digérer...

Malheureusement, les scientifiques sont incapables de construire un dispositif électromécanique capable de s’automaintenir éternellement, les mécanismes et les filtres à eau de RowBot s’encrassent au fil du temps et perdent peu à peu leur efficacité.

Toujours est-il que l’autonomie et la praticité de ce dispositif, capable de digérer un grand nombre des molécules organiques polluantes présentes dans les mers en fait un bon candidat pour la phase de « récupération » des eaux usées de la planète.