Peu importe l’endroit où ils se trouvent sur la planète, les bidonvilles ne sont pas les lieux de vie les plus agréables, et en Afrique du Sud le bidonville de Langrug situé à l’est du Cap n’échappe pas à cette règle.

Plus de 4000 familles y survivent sans accès à l’électricité, à l’eau courante et sans égouts.

Pour venir en aide à la population, une équipe de scientifiques de Biomimicry South Africa a imaginé un système de tout-à-l’égout low-tech composé de fûts filtrants et lavables capables de recycler les eaux grises à l’aide de plantes. 

Des plantes appelées à la rescousse 


Les scientifiques de Biomimicry South Africa ont planté dans des containers des arbustes, des roseaux et des iris afin de dépolluer et  de filtrer les eaux usées.

Ces containers disposent de trois types de filtres à eau permettant de retenir les graisses et les particules des plus grosses aux plus fines.

 Les habitants du bidonville déversent dans ses containers leurs eaux grises, c’est-à-dire celle de la lessive ou de la vaisselle.

Les Roseaux et les iris ont été choisis pour leur capacité naturelle à filtrer les polluants chimiques dans leur système racinaire.

Le projet mené par les scientifiques est capable d’assainir les eaux, mais aide aussi  à améliorer les sols et à embellir les espaces de vie des habitants.

En aval du système, l’eau ressort propre et peut être réutilisée en amont. Le seul entretien nécessaire consiste en un nettoyage régulier des filtres, une besogne dont se chargent des « flow agents », employés parmi les habitants de Langrung.

Ce beau projet low-tech, financé par la mairie, vient de terminer sa phase d’implémentation. Dans l’attente d’une analyse complète des résultats, ses bienfaits sont déjà visibles pour la population comme pour l’environnement !