Le climat israélien est de type semi-aride ou aride, le pays est bordé au Sud et à l’Est par des déserts.

Les pluies sont rares (de 50 à 250 millimètres de pluie par an en moyenne) et elles ne tombent que sur les régions montagneuses septentrionales de Galilée et du Golan.

En Israël, les ressources en eau sont limitées et pourtant, en dépit de ce climat semi-désertique et de ce déficit hydrique, l’État hébreu ne souffre pas de la soif.

Il a réussi sa révolution de l’eau grâce au dessalement.

Aujourd’hui 75 % de l’eau consommée par les ménages vient de la mer.

La plus grande fabrique d’eau pure du monde

 C’est en 2013 à Sorek, à 15 kilomètres au sud de Tel-Aviv, qu’a été construite la plus grande usine mondiale de dessalement par osmose inverse, la technique considérée actuellement comme la plus aboutie.

Le complexe en fournissant 20 % de l’eau courante d’Israël, abreuve 1,5 million de personnes.

Chaque jour, 624 000 mètres cubes d’eau de mer sont pompés à 2,5 km de distance et à 1 km du rivage dans la Méditerranée par deux énormes tubes souterrains, puis acheminés sur deux kilomètres à l’intérieur des terres pour être transformés en eau potable. 

L’eau est projetée à travers des membranes poreuses qui la délestent de ses cristaux de sel. La saumure est rejetée dans la mer tandis que l’eau filtrée est rechargée en minéraux. « À la fin, elle est parfaitement propre à la consommation, avec tout ce qu’il faut d’alcalinité, de dureté », décrit le directeur technique Micha Taub.

Les techniques de dessalement et les politiques responsables ont permis à Israël de devenir un pays leader sur la gestion de l’eau.

Israël, en favorisant les techniques de purification des eaux usées, de réutilisation de l’eau, de la désalinisation de l’eau de mer et des eaux saumâtres souterraines est capable d’assurer à ses citoyens de l’eau en qualité et en quantité. Et sous l’impulsion du gouvernement, les efforts se poursuivent, plusieurs usines ont été ouvertes durant la dernière décennie.

Les eaux saumâtres non traitées sont utilisées pour irriguer les cultures tolérant une salinité plus élevée (le coton, le melon, la tomate).

Pour éviter les pertes par évaporation, des systèmes d’irrigation au goutte-à-goutte délivrent l’eau saumâtre aux plantes, tout en réduisant au minimum l’accumulation des sels autour des racines.

En ces temps d’inquiétude hydrique mondiale, les stratégies et le savoir-faire israélien sont étudiés par de plus en plus de spécialistes et intéressent un grand nombre de pays.