C’est un réfrigérateur d’une sous-marque de Whirlpool mis sur le marché entre 2006 et 2009 qui a déclenché l’incendie de la tour Grenfell à Londres. Un événement dramatique qui remet en actualité la question de la fiabilité de ces appareils.

Bien que les enquêtes menées démontrent que les nouveaux fluides à base de dérivés de gaz naturel ne soient pas impliqués dans le sinistre, les nouveaux appareils de froid font cependant l’objet d’analyses de risque.

Le sinistre ayant été déclenché par un banal court-circuit, les fluides frigorigènes de l’appareil ne sont pas en cause.

l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) précise tout de même que « les réfrigérateurs contiennent une mousse isolante imprégnée de polyuréthane qui est très inflammable “ 

Depuis 1995, les constructeurs et distributeurs européens assurent progressivement la transition des fluides frigorigènes à base d’hydrofluorocarbures (HFC) et d’hydrochlorofluorocarbures (HCFC) vers des dérivés de gaz naturel, isobutane et pentane.

Ces hydrocarbures ont toutefois un gros défaut, ils sont inflammables et un réfrigérateur de taille standard en contient en moyenne 70 grammes.

Dès 2004, le Groupement interprofessionnel des fabricants d’appareils d’équipement ménager a fait appel à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques afin de déterminer si un réfrigérateur domestique au butane devait continuer à être interdit dans les immeubles de grande hauteur et les établissements recevant du public pour des raisons de sécurité incendie.

En conclusion d’une batterie de tests, l’Ineris a déclaré les risques de fuites sur ces appareils minimes, du fait du peu d’isobutane contenu et  que l’inflammabilité ne soit possible qu’à 50 centimètres de la fuite.

Depuis, les nouveaux réfrigérateurs ont reçu leur agrément et ne font l’objet d’aucune restriction dans les immeubles de grande hauteur et les établissements recevant du public pour des raisons de sécurité incendie.

En France, la réglementation française F-gas encadre la substitution des frigorigènes pour tous les usages jusqu’en 2030.

Les professionnels du froid se posent aujourd’hui les mêmes questions pour les climatiseurs que pour les réfrigérateurs.

Et les enquêtes se poursuivent sur la dangerosité potentielle des nouveaux frigorigènes, le Ministère de l’Environnement a confié à l’Ineris une étude d’évaluation des dangers dont les résultats seront publiés courant 2017.