L’homme a durant toute sont histoire incarné l’eau dans un vaste panthéon de dieux et de déesses bienveillants ou cruels, illustrant sa relation ambivalente avec cet élément indispensable à sa survie.

Chez les Aztèques.

Tlaloc le dieu de la pluie

Tlaloc " Celui qui fait pousser les choses" est reconnu comme étant le responsable de deux sortes de pluies, l’une destructrice noyait les récoltes, l’autre bénéfique les rendait abondantes . Tlaloc garde quatre jarres, symbolisant les quatre directions sacrées de l'univers. C’est le contenu de ces jarres que Tlaloc répand sur la terre à sa convenance.La première contient la pluie bienfaisante, la seconde la maladie, la troisième le gel et la quatrième la sécheresse.

Chez les Vikings.

La mer est formée par le sang du géant Ymir. Les profondeurs des eaux sont incarnées par les Vanes, des divinités pouvant entre masculines ou féminines dont l’un des attributs est un bateau.

Chez les Grecs.

Poseidon le dieu des mers en pleine colère.

Le plus important des dieux de l’eau c’est Poseïdon, le dieu de la mer. Majestueux et d’un tempérament changeant il trône dans son palais sous-marin un trident à la main, à la surface il roule sur les flots dans un char d’or.

Oceanos, le titan en forme de fleuve qui entoure le monde est le père de cinquante filles ravissantes, les néréides et les naïades. Les néréides protégeaient et sauvaient les marins pris dans la tempête. La naïade vit dans les sources, les rivières et les fontaines.

Chez les Akkadiens.

La déesse Apsou personnifie les eaux douces souterraines qui encerclent la terre.

Le dieu Tiamat personnifie la mer tumultueuse et les eaux salées. Rien n’existe avant eux avant que leurs eaux ne se mêlent, c’est de l’union d’Apsou et de Tiamat que naissent les premiers dieux, puis le monde.

Chez les Phéniciens

Le dieu Baal, le protecteur de la vie.

La déesse de la Mer Ashérat est mère des dieux, son fils Baal est le dieu de l’Orage et de la Pluie.

Asherat incarne une justice bienveillante et garantit l’unité et l’harmonie du cosmos. Tout vient de la mer, tout y revient : la déesse symbolise la stabilité, la permanence des choses qui résistent, sans être affectées, aux plus violents orages comme aux sécheresses les plus torrides. Rien n’entame sa sérénité dans un monde travaillé par des forces chaotiques. Bon marins, les Phéniciens, qui accordaient à la mer une importance primordiale, la révéraient comme leur déesse-mère. On trouve son nom dans l’Ancien Testament, associé à Yahvé, dieu suprême du pays de Canaan.

En Afrique

Chez les Égyptiens, Khnoum est l'un des quatre créateurs divins, il a le contrôle des crues annuelles du Nil, et incarne le pouvoir régénérant des inondations.

Tefnout est la déesse de l’humidité, fille de Rê-Atoum, l’un des quatre créateurs de l’univers.

Le continent africain est riche d’une multitude de légendes et de dieux liés à l’eau. Les plus connus reste le dieu python créateur Chinaweji, il règne sur les eaux souterraines.

 Chez les Yoroba, peuple d'Afrique occidentale, un grand roi guerrier Shango, monta au ciel après sa mort, pour devenir le dieu de la foudre et de la pluie.

Son épouse, un lac nommé Oja, se transforma en un fleuve immense à sa mort: le Niger.

En chine.

image : lemieuxetre.ch

Les Chinois ont longtemps vénéré de nombreux dieux, entre autres, le dieu de la pluie et des fleuves. Pour les Chinois, l’eau est l’un des cinq éléments sacrés qui constituent l'univers. Les Chinois associent l’eau à une direction : le nord, à une saison : l’hiver et à une planète : Mercure.

De nos jours.

Diviniser, aimer ou craindree l’eau a longtemps accompagné l’homme dans son quotidien et ses croyances. Nous sommes loin des époques où cette ressource était idéalisée ou déifiée, nous vivons aujourd'hui un temps durant lequel les lacs, les rivières, les sources, les océans sont salis et pollués.

 En 2025, la planète terre abritera, selon les estimations des spécialistes, 8 milliards d'individus. L’eau s’impose comme un trésor qu’il nous faut d’urgence apprendre à économiser et à partager.