Un réfrigérateur c’est très utile pour conserver les aliments et les plats entamés des derniers repas, on y trouve de tout, fruits, légumes, produits laitiers, viandes et poissons et parfois même Harrison Ford.

Enfin pas systématiquement. Pour que la star hollywoodienne apparaisse entre la poire et le fromage, il faut que les conditions idéales soient rassemblées.

Ainsi, dans une des scènes du film « Indiana Jones et le royaume du crane de cristal » le quatrième volet de la saga de l’archéologue-aventurier.

Indy se retrouve dans une ville fantôme du Nevada en plein désert américain. Une bourgade américaine typique des années 1950, mais peuplée de mannequins uniquement, car utilisés pour les tests grandeur nature de la bombe atomique, d’ailleurs le compte à rebours est lancé.

Pour échapper à la terrible explosion, l’aventurier de l’arche perdue s’enferme dans un réfrigérateur américain doublé au plomb, réfrigérateur qui sera projeté par le souffle des kilomètres plus loin et dont il sortira sain et sauf, le chapeau un peu cabossé. 

Drop and cover.

 À l’époque, dans les années 1960, c’est la guerre froide et la course aux armements. Les Etats-Unis vivent dans la peur constante d’une attaque atomique surprise de la part des communistes.

Dans les écoles, à la radio, à la télévision, le gouvernement éduque ses citoyens à la technique du « duck and cover » une méthode de protection contre les effets d’une explosion nucléaire.

La technique imparable consistait à se mettre au sol, à l’abri sous une table par exemple, à se protéger la tête et à attendre que l’holocauste nucléaire ait passé son chemin.

Cette méthode est aujourd’hui encore conseillée en cas de tremblement de terre.

Dans la réalité, la ville test du film (la ville de la survie) dans laquelle se retrouve le professeur Jones a vraiment existé, de nombreuses expériences y ont été menées, tel le projet 32.5.

Le projet 32.5 

Le projet 32.5  avait pour but de tester la résistance des aliments congelés à une explosion nucléaire. Les scientifiques s’étaient procuré des dizaines de caisses d’aliments congelés : du poisson, des frites, du concentré de jus d’orange, des petits pois et des fraises. Une partie de ces provisions avait été enterrée, entourée de glace, dans des tranchées entre 300 m et 900 m de l’endroit où la bombe, de deux fois la puissance de la bombe d’Hiroshima, allait exploser.

Alors que le reste des provisions étaient conservées dans le congélateur d’une des maisons de la Ville de la survie, à 1,4 km du point zéro.

Deux jours et demi après l’explosion les provisions les plus proches du lieu de l’explosion furent déterrées. Les poissons étaient les plus radioactifs, devant les petits pois. Les fraises restaient saines. Les consciencieuses analyses de l’époque montrent que hormis une baisse en vitamine B9 des frites, les qualités nutritives des autres aliments n’avaient pas diminué...

Selon des testeurs volontaires le goût, la texture et de l’apparence des aliments n’étaient pas non plus altérés.

Les provisions enfermées dans le congélateur dans la maison de la ville test ne présentaient aucun signe de radioactivité.

Dans le film et ne choisissant pas la méthode du « drop and cover » Indiana Jones prend la décision la plus scientifiquement valable, s’enfermer dans un réfrigérateur américain est pour qui se retrouverait pris dans le même scénario, la solution la plus sage et l’on pourrait, théoriquement, survivre à une déflagration atomique et aux radiations. Théoriquement.