À en croire la théorie la plus couramment admise, l’eau à l’origine des océans, des lacs et des rivières est arrivée sur terre transportée par les comètes et les astéroïdes.

C’était sans compter sur les résultats fournis par la mission Rosetta . Rosetta, c’est une sonde spatiale européenne ayant pour objectif de recueillir des données sur la composition du noyau de la comète 67P Churyumov-Gerasimenko et sur son comportement à l’approche du soleil.

Et, selon les données de Rosetta, l’eau que l’on trouve dans le noyau de la comète 67P Churyumov-Gerasimenko est différente de celle présente sur notre planète. Une information suffisante pour que les scientifiques remettent en question la version couramment admise de l’origine cométaire de l’eau sur terre.

Une nouvelle hypothèse.

Une nouvelle hypothèse est avancée par des chercheurs de l’université de l’Ohio : l’eau terrestre quoique demeurant en partie venue des astéroïdes et des comètes entrées en collision avec la terre en formation, serait également le résultat des processus géologiques internes de la planète.

La terre serait capable de piéger de grande quantité d’eau dans son sous-sol et d’en libérer vers la surface au gré des mouvements tectoniques. Suivant cette hypothèse, des milliards de tonnes d’eau ( l’équivalent de l’océan Pacifique) se cacheraient sous nos pieds !

Cette eau serait stockée dans un minéral, la ringwoodite, et serait piégée depuis des milliards d’années dans une zone ( nommée «  zone de transition » par les géologues) située entre 410 et 640 kilomètres de profondeur.

Cette eau parviendrait à la surface à l’intérieur d’un minéral produisant des cristaux cubiques, le grenat.

C’est la grande profondeur à laquelle se trouve cette eau qui justifierait la lenteur des cycles (des milliards d’années) permettant à cette eau de venir alimenter la surface terrestre. Et pourquoi ces vastes réserves d'eau souterraine n'ont pas été épuisées....

Une hypothèse, qui devra être testée par des travaux ultérieurs, les chercheurs américains ont procédé à plusieurs simulations informatiques modélisant le comportement géochimique des couches inférieures du manteau terrestre.