En Europe, nous considérons comme normal d’avoir de l’eau à volonté, c’est pour nous une ressource aisément accessible. L’eau coule de nos robinets, remplit nos baignoires, passe dans les filtres à eau de nos réfrigérateurs, est transformée en glaçons pour nos boissons.

L’eau est pourtant une ressource précieuse, rare, dont la possession et l’accès pourraient à l’avenir être à l’origine de conflits. 

La surface de la Terre est recouverte à 70 % par de l’eau à l’état liquide.

L’eau douce, essentielle à notre survie, ne correspond pourtant qu’à 3 % de toute l’eau présente sur Terre.

 

Quatre cinquièmes de cette eau douce sont prisonniers à l’état solide sous forme de glaciers ; un cinquième est souterrain dans les nappes souterraines.

Le volume d’eau douce facilement exploitable par l’homme est de 0,3 %, on en trouve dans nos rivières, nos fleuves, nos lacs. L’eau douce accessible est de plus répartie de manière inégale sur toute la planète. 

Cette richesse est chaque jour un peu plus mise en danger par le réchauffement climatique, l’agriculture intensive, l’industrialisation, la démographie, et les pollutions humaines qui en découlent... 

L’eau que nous buvons est généralement une eau de surface, c’est-à-dire qu’elle provient des fleuves, des rivières et des lacs.

Une autre partie a pour source les réservoirs naturels souterrains, les nappes phréatiques.

Le plus vaste ensemble d’eau douce du monde est constitué par les Grands Lacs, à la frontière du Canada et des États-Unis, les lacs Érié, Supérieur, Huron et Ontario couvrent une superficie de 244 000 km² !

Dans certains pays où la ressource est plus rare, l’eau douce est produite par dessalement, un procédé coûteux et énergivore réservé aux pays les plus riches…

L’eau douce est renouvelée naturellement de manière cyclique, malheureusement les eaux de surfaces sont de plus en plus sujettes à la pollution.

Agriculture et industrie, les gros buveurs.

Les industries et l’agriculture sont des gros consommateurs d’eau. Au niveau mondial, l’activité industrielle représente quelque 25 % de la consommation totale d’eau et l’agriculture en exploite près de 60 %, puisé essentiellement des fleuves et des rivières. 

Dans certaines zones arides, des projets d’irrigations ont parfois asséché d’importants cours d’eau, voire des mers !

Telle la tristement célèbre, Mer d’Aral.

Depuis les années 1960, cette mer intérieure d’eau salée, originellement le 4e plus grand lac salé de la planète (68 000 km2) est inexorablement asséché et pollué. La cause ? Des détournements pour les besoins de l’irrigation des champs de coton, la mer d’Aral se transforme peu à peu en désert.

La pollution de l’eau 

L’agriculture intensive, l’industrialisation sont les principales sources de pollution. Pour l’agriculture intensive, de colossales quantités d’engrais sont répandues sur les terres, engrais concentrant dans le sol des nitrates et des phosphates perturbant les écosystèmes.

L’agriculture intensive exige l’utilisation de pesticides, d’herbicides, de fongicides en tout genre, autant de composés chimiques qui finissent par s’accumuler dans les sols, puis par ruisseler dans les eaux douces. Les industries rejettent aussi leurs déchets dans la nature ajoutant leur pollution aux sources d’eau douce. 

La gestion des ressources en eau de la planète est un défi, un enjeu pour le XXIe siècle.

Les réserves en eau n’évolueront pas contrairement à la pollution environnementale ou à la démographie.

Il nous faudra rapidement apprendre à économiser et à partager plus équitablement l’eau douce.