Manger entre les repas ce n’est pas bien, mais on connaît tous ces irrépressibles petites fringales. Rien de plus simple alors, que d’aller piocher dans le réfrigérateur. On y trouve toujours de quoi se caler : fruits, légumes, yaourts et restes de repas de la veille.

Un vrai coffre fort pour gourmands… mais invité chez des amis, à l’étranger, il vaut mieux éviter d’y piocher à l’aveugle.

La nourriture, c’est une question de culture. Les escargots, les cuisses de grenouilles, le foie gras et les huitres, considérés comme des mets raffinés en France ne sont pas du gout de tous. Tant s’en faut.

En contrepartie on trouve de par le monde des aliments que l’Occidental moyen hésiterait à mettre dans son assiette.

En vrac de quoi se faire un encas sur le pouce, tout à fait déséquilibré.

 Un œuf à la cocotte

En entrée que diriez-vous de quelques bouchées de balut ?

Cette subtile douceur nous vient des Philippines. La recette en est simple, prenez un œuf de canne ou de poule bien frais, laissez s’y développer le fœtus, faites ensuite bouillir.

Le tout est à gober, coquille incluse. Le balut aurait un gout d’œuf et de poulet.  Normal il y a un peu des deux dedans. Un en-cas hyperprotéiné qui devrait combler les sportifs.

Un peu de hakarl


En plat de résistance, pourquoi pas une spécialité tout droit venue d’Islande ?

Le hakarl, c’est du requin. Préparé d’une façon plutôt originale : videz et étêtez l’animal, laissez fermenter sa chair pendant 6 à 12 semaines dans un trou creusé dans le sable, faites ensuite sécher pendant plusieurs mois. Pour finir, découpez le poisson en petits morceaux, à déguster en cubes sur un cure-dent.

L’odeur en est, à en croire les aventuriers du gout absolument épouvantable.

Un yaourt de jument

En dessert, voilà de l’airag, du lait de jument fermenté plusieurs jours durant à température ambiante. En remuant régulièrement, pour le gout.

 Durant le procédé, le lait se gazéifie et développe une… saveur particulière…

Le lait ainsi obtenu est beaucoup plus faible en lactose que le lait de vache et légèrement alcoolisé (jusqu’à 2,5 %).  

À l’usage, les Mongols disent avoir constaté que leur boisson pouvait les protéger contre les maladies et les eaux contaminées – un filtre a eau à boire en quelque sorte-Ils la recommandent aux enfants.

Une recette à garder en tête si votre petit dernier renâcle encore devant son yaourt nature.