Nous le savons, de nos jours, bénéficier d’une eau pure et saine est un privilège.

L’eau potable, fraîche, délivrée par le minibar de nos réfrigérateurs américains est nettoyée des impuretés et des polluants par le filtre à eau de nos machines. Celle-ci est excellente au goût à la pureté proche de celle d’un lac de haute montagne.

Elle est précieuse et rare !

Rare oui, car boire l’eau d’une rivière, d’une source ou d’un lac n’est toutefois pas à conseiller partout dans le monde ! Dans le sud de l’Inde, à Bangalore, il faut même l’éviter absolument !

 La raison ? Le lac de la région est tellement pollué qu’il s’enflamme !

Le lac Bellandur a une superficie d’environ 3,6 kilomètres carrés, il se trouve à une trentaine de kilomètres de la ville de la ville de Bangalore.

Bangalore est en Inde une ville industrielle très active, dans laquelle de nombreuses entreprises sont installées. Dans cette « Silicon Valley » indienne l’activité est incessante et l’économie florissante, malheureusement, le non-respect des réglementations environnementales y entraîne des situations dramatiques.

Depuis des années, plusieurs usines déversent quotidiennement leurs flots d’eaux usées non traitées dans le lac Ballandur (500 millions de litres). De sorte qu’avec le temps, il s’est formé à la surface du lac une mousse blanche toxique composée de dioxyde de carbone, de phosphate, de plomb, de mercure, de méthane, d’E.coli… Et, cette mousse s’enflamme parfois spontanément au contact de l’air.

Durant les fortes pluies de printemps, le niveau de la mousse peut atteindre plus d’un mètre de haut, être emporté par les vents et arriver jusqu’aux maisons.

« Chaque fois qu’il pleut et que l’eau coule, la mousse s’élève et passer à côté devient risqué », témoigne Vishruth, un riverain, auprès du New Indian Express.

« À cause de la mousse, la visibilité est réduite et la zone sent aussi mauvais », a-t-il poursuivi.

 Ceux qui vivent au bord du lac développent des plaques, des éruptions cutanées, des problèmes ophtalmiques et de nombreuses autres maladies. 

On est loin, très loin, de la fraicheur et de la pureté de l’eau de nos réfrigérateurs américains.