Tout le monde n’a pas la chance d’avoir dans sa cuisine un réfrigérateur américain capable de servir sur demande de grands verres d’eau, parfaitement pure, passée au filtre a eau.

Selon l’ONU environ 780 millions de personnes, soit un tiers de la population mondiale, vit dans des régions victimes de stress hydrique, et ce chiffre devrait doubler d’ici 2025.

Chaque année des millions de personnes meurent parce qu’elles ont des problèmes d’accès à l’eau douce consommable.

La planète est composée de 97 % d’eau malheureusement, la grande majorité de cette eau est salée. 

A priori pour que tous les humains aient à boire il suffirait de dessaler l’eau de mer, malheureusement ce n’est pas si simple… Les méthodes existent pourtant : la distillation, la compression de vapeur, l’électrodialyse, l’osmose inverse, mais toutes ces techniques sont couteuses.

Les populations les plus pauvres, même lorsqu’elles disposent d’eau de mer en quantité, n’ont pas les moyens financiers nécessaires pour la dessaler.

C’est la raison pour laquelle la start up Okeanos Technologies, s’est associée avec l’Université du Texas et l’Université de Marburg pour développer un système de dessalement 2.0 !

Une puce électronique pour obtenir de l’eau potable.

Okeanos Technologies  propose une solution inédite de dessalement, utilisant une puce électronique comme filtre à eau.

Désalinisation d’eau de mer par électrochimie, tel est le nom de du procédé.

L’originalité de la technologie de microtechnologie utilisée par Okeanos Technologies réside dans son caractère chimique et son action au niveau atomique.

Le prototype de la puce WaterChip d’Okeanos Technologies

 Le procédé fait passer l’eau salée dans des microcanaux de 22 microns de large. Chaque canal se sépare en deux. Au point de séparation, une électrode bipolaire applique une différence de potentiel de 3 Volts au canal principal. Cette tension oxyde certains des ions chlorure chargés négativement. La baisse du nombre de ces derniers engendre un gradient de champ magnétique qui oriente les ions chargés positivement vers la dérivation.

Pour conserver l’électroneutralité de l’ensemble, imposée par les lois de la physique, les ions négatifs (anions) suivent les ions positifs dans la dérivation. Dans le canal principal coule alors une eau partiellement dessalée. 

Le système consomme peu d’énergie (il peut fonctionner avec des piles du commerce, il est donc simple d’utilisation), peut prendre différentes dimensions, depuis l’installation portable individuelle jusqu’à, potentiellement, l’unité de production de grandes quantités d’eau potable.

Un système prometteur, mais loin d’être au point… Pour l’instant, le taux de désalinisation obtenu ne dépasse pas les 25 %. Alors qu’il faut atteindre 99 % pour que l’eau soit considérée potable.