Aux portes de l’agglomération de Montpellier, la Mairie du petit village de Combaillaux (1500 habitants), a mis en place une station d’épuration utilisant deux voies parallèles de traitement des eaux usées : l’une classique et l’autre plus expérimentale, puisque utilisant un système de "lombri-filtre".

Ce sont des vers de terre qui sont chargés de filtrer les eaux usées !

 

Un lombrifiltre qu’est ce que c’est? 

Dans une cuve de 12 m de diamètre composée de couches de gravier, on place un lit de copeaux de bois et d’écorce de pins,  que l’on arrose avec un asperseur tournant, on y installe des vers de terre (25 000 Eisenia andrei par m²). Confortablement installés à moins de 2o cm sous la surface, les vers de terre se mettront au travail. Dotés d’un appétit féroce, ils vont dévorer et digérer la matière organique, en mangeant, ils creusent des kilomètres de microgaleries qui apportent l’oxygène indispensable aux bactéries qui collaborent à l’épuration. La synergie lombricien-bactérie permet un rendement épurateur élevé et limite la taille de la station : 1 m² de cuve seulement pour quatre habitants. À la sortie ? Pas de boues, mais seulement des crottes de vers, des tortillons de terre et de l’eau quasi potable.

Un système adapté aux petites communes.

Techniquement, une lombristation permet le traitement des eaux d’une population comprise entre 1000 et 5000 habitants.

À Combaillaux, la taille de la lombristation permet de traiter les déchets quotidiens de la moitié des habitants.

« Maintenant que l’on dispose d’un retour d’expérience de dix ans, on va pouvoir étayer un dossier auprès de l’État pour demander l’homologation du procédé (encore aujourd’hui considéré comme expérimental, déclare le maire. Cette homologation nous permettra d’agrandir la lombristation pour traiter 100 % des effluents ménagers de la commune ».

Selon l’élu, le dispositif, une fois homologué, devrait se diffuser rapidement.