Le réchauffement climatique entraine la fonte régulière des glaciers à travers le monde, en France, dans les Alpes, les glaciers du Mont-blanc qui se  trouvent au-dessous de 3.500 m d’altitude devraient avoir disparu d’ici 2100.

Du coup les scientifiques cherchent à conserver les informations  contenues dans les glaces en les stockant en Antarctique.

Pour les scientifiques les glaciers sont de précieuses  sauvegardes  du passé de la planète.

Au fil des hivers la neige en tombant emprisonne les poussières et les bulles d’air de l’atmosphère, elle garde en mémoire les événements et les changements climatiques.

C’est en en mesurant dans les couches de glace la proportion de gaz carboniques, de cendres, de pollens, de virus, de bactéries, d’élément radioactif que les glaciologues peuvent voyager dans le temps et deviner la composition de l’atmosphère et l’évolution du climat.

Les glaciers recèlent des informations que l’on ne peut pas laisser disparaître.

C’est pourquoi une équipe de scientifiques part pour récupérer sur le glacier col du Dôme, dans le massif du Mont-Blanc, des échantillons de glace qui seront ensuite expédiés en Antarctique pour y être conservés en lieu sûr pendant des décennies, voire des siècles.

 Les précieux échantillons ( des carottes de l’épaisseur totale du glacier) seront stockés sur la base franco-italienne Concordia, en Antarctique.

Ces glaces, estime le climatologue Jean Jouzel, sont « un patrimoine qui aura une valeur inestimable », et les mettre au « réfrigérateur » » est l’unique moyen de fournir de la matière première aux futures générations de chercheurs.  

 

Il est prévu de stocker les glaces à l’intérieur de conteneurs enfouis à 10 m de profondeur sous la neige Antarctique. Quoi de mieux finalement que ce congélateur naturel, fiable, fonctionnant sans le moindre entretien, ne consommant pas d’énergie et capable de maintenir les échantillons à une température moyenne de – 54 °C.