Avec les jeux Olympiques 2016, Rio de Janeiro est à l’honneur.

Rio est une destination de rêve pour beaucoup, on s’imagine flâner sur le sable fin de Copacabana,  être emporté par la liesse des journées de carnaval, danser des  sambas endiablées, admirer le coucher de soleil sur le pain sucre. 

Malheureusement, à Rio tout ne se passe pas toujours comme dans un rêve.

Les athlètes qui vont cette année mettre toute leur énergie pour ramener des médailles dans leurs pays, l’ignorent surement, mais l’énergie électrique est pour beaucoup de Cariocas un véritable problème. Les habitants des favelas, ces quartiers pauvres construits de bric et de broc, n’ont souvent pas accès à l’électricité, alors ils se créent des solutions… À Rio on les appelle « Gato ».

« Gato » c’est le nom donné aux branchements électriques

utilisés par les habitants des bidonvilles sur le réseau de la ville, et ces branchements anarchiques, sauvages et totalement illégaux, posent problème aux autorités. Qui, à leur tour cherchent des solutions…

Des réfrigérateurs au secours des favelas 

La ville de Rio de Janeiro en partenariat avec l’entreprise d’électricité Light a mis en place un projet dit de « Comunidade Eficiente », afin de promouvoir une utilisation raisonnée de l’énergie électrique et l’amélioration de l’usage de celle-ci dans les favelas.

Plusieurs actions gratuites ont été menées dans ce but, des spécialistes ont été envoyés chez les habitants afin de leur indiquer des solutions pour une meilleure utilisation de l’énergie : remplacement des anciennes ampoules par des modèles à basse consommation, changement ou rénovation des réseaux défectueux, et remplacement des anciens réfrigérateurs trop avides d’électricité par de nouveaux appareils plus économiques !

Les réfrigérateurs, des modèles basiques de marques continentales/Bosch (malheureusement sans filtres à eau ou distributeur de glaçon pour les caïpirinhas), sont garantis 2 ans, et surtout ne consomment que 15,8 kWh/mois .

Un réfrigérateur BOSCH « basique » KDV33VW30.

Par rapport aux vieux réfrigérateurs que l’on trouve dans les favelas, les nouveaux appareils permettraient aux usagers de faire une économie de 120 R$ par an. Le projet « Comunidade Eficiente » prévoit l’échange de 23.000 réfrigérateurs, et ce pour un coût total de 3 MR$.

En offrant ses réfrigérateurs, la société Light cherche autant à inciter les utilisateurs de « gato » à régulariser leur situation, qu’à améliorer son image auprès d’une population souvent victime de coupures de courant intempestives.

Et, à Rio de Janeiro, encore plus qu’ailleurs, on peut griller un fusible quand une coupure de courant a lieu en plein match de football !