Il y a du soleil, du sable fin, des jolies filles et des surfeurs, on s’imagine à Miami, mais ce n’est pas le cas, nous sommes à Gaza.

Et à Gaza il y a assez de plage et de vagues pour tous, le problème c’est l’eau potable.

Gaza souffre actuellement d’une pénurie d’eau généralisée.

Pas d’eau ni d’électricité

 L’unique centrale électrique de Gaza a fait savoir qu’elle ne pouvait s’acquitter de la « taxe bleue » qui lui est imposée et qui double le prix du fuel industriel à destination de la bande de Gaza.

Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), la centrale électrique de Gaza fonctionne à environ 50 % de sa capacité ce qui entraîne des coupures d’électricité régulières, généralement lorsque les familles en ont le plus besoin.

 « Toutes les coupures surviennent en même temps : l’électricité, l’eau et le gaz domestique », précise Oum Ramzy, un habitant de Rafah.

Les réfrigérateurs fonctionnent à peine. Les aliments, de la viande aux légumes, pourrissent à la chaleur. Prendre une douche est devenu impossible.

L’eau potable est un luxe pour Oum Ramzy et sa famille.

 L’eau est cruciale pour la survie de la famille, mais « nous n’avons pas d’eau purifiée, pas de filtre a eau, pas d’eau courante ni d’électricité, ne serait-ce que pour faire bouillir de l’eau de mer sale lorsque nous n’avons plus que ça », explique Oum Ramzy. 

Sans électricité pour alimenter leurs stations de purifications, les vendeurs d’eau du quartier n’ont pas de stock et ne peuvent plus faire face à la demande.

Les réservoirs d’eau Gazaouis restent vides et la situation se dégrade d’autant plus que la région subit l’une des vagues de chaleur les plus agressives depuis des années.

 

Le maintien des services des hôpitaux et des magasins sont en péril ainsi que la santé de près de 1,8 million de personnes.