Un dispositif à bas coût mis au point par des étudiants australiens pourrait permettre aux communautés de Papouasie-Nouvelle-Guinée d’accéder à l’eau potable.

Les étudiants ont conçu un purificateur d’eau léger, facile à mettre en place et composé de matériaux particulièrement économiques comme des… paquets de chips !

 

Un système de purification d’eau pour moins de 50 euros

 Un tube en verre, du bois, et quelques paquets de chips vides, voici tout ce dont ont eu besoin les étudiants en génie mécanique de l’université australienne d’Adélaïde pour concevoir leur purificateur d’eau et, ça marche !

Il est composé d’un tube de verre d’1,50 m placé dans une tranchée tapissée d’emballages de paquets de chips. C’est la réflexion des rayons du soleil sur la face brillante des sachets qui amplifie le phénomène de désinfection solaire.

La désinfection solaire est une méthode connue et validée par l’OMS comme fiable pour l’épuration de l’eau.

Une explication en peu de mots : Les rayons UVA réagissent avec l’oxygène de l’eau pour produire des peroxydes d’hydrogène capables de détruire les agents pathogènes.

 Les UVA agissent également en attaquant l’ADN et détruisant la structure des agents pathogènes.

 Les infrarouges participent au processus en augmentant la température de l’eau, ce qui accélère la désinfection.

Le purificateur d’eau coûte environ 50 euros et permet de traiter 40 litres d’eau en 4 heures.

 

Un projet humanitaire.

L’accès à l’eau potable est un privilège actuellement inabordable pour des millions de personnes dans le monde. Nous ne disposons malheureusement pas tous du confort apporté par un réfrigérateur américain avec filtre à eau.

Le purificateur d’eau australien a été développé en association avec l’organisation ChildFund Australia, le projet était de proposer un moyen peu coûteux permettant aux communautés isolées de Papouasie-Nouvelle-Guinée de traiter les eaux tirées de leurs réservoirs d’eau de pluie,  de leurs puits et de leurs sources.

Dans un communiqué Cristian Birzer, le professeur des étudiants en génie mécanique et superviseur du projet déclarait : « Nous voulions quelque chose où nous pourrions fournir des lignes directrices en termes de conception et laisser les communautés locales construire et installer leurs propres systèmes en utilisant des matériaux facilement disponibles et qui pourraient être facilement entretenus et remplacés ».

Mission accomplie !