Les éponges ou spongiaires ont longtemps été considérés comme des végétaux,  ces animaux aquatiques vivent fixés à leur rocher, incapable de réagir, ne remuant qu’au rythme de la houle et des courants. 

Les éponges sont pourtant bien des animaux, des animaux primitifs dépourvus de symétrie, et d’organes spécialisés dans une fonction déterminée. Les éponges sont les plus primitifs des animaux pluricellulaires.

Des animaux qui ont, malgré leur absence de mouvement,  réussi à conquérir toutes les mers du globe.

Aujourd'hui, plus de 8000 espèces d'éponges ont été identifiées de par le monde, dont 10% environ en Mer Méditerranée.

On rencontre même certaines espèces d’éponge en eau douce.

Les éponges se nourrissent par microphagie suspensivore, un terme compliqué pour décrire leur mode d’alimentation qui consiste à filtrer des litres et des litres d’eau de mer pour en extraire les planctons, les bactéries et les particules qui assurent leur subsistance. Cet animal est un filtre à eau naturel très performant !

Une éponge d'un volume de 10 cm³ est capable de filtrer 22 litres d'eau par jour. Certaines espèces pourraient même filtrer 10 000 à 20 000 fois leur volume d'eau en une seule journée.

Lorsqu’une éponge pompe l'eau, cela n'est pas visible à l’œil nu. Les scientifiques utilisent un colorant non toxique appelé fluorescéine pour mettre en évidence le phénomène.

 

Les éponges ont un rôle très important dans le maintien et la restauration de la qualité de l’eau  de leur milieu, en filtrant les particules et les planctons elles gardent les eaux propres et limpides.

 Péchées depuis l’antiquité, les éponges sont utilisées depuis plusieurs millénaires, elles font partie des objets  de notre quotidien, mais nous ignorons bien souvent que  l’éponge (naturelle) dans notre salle de bains n’est en fait que le squelette d’un animal provenant du fond des mers.

Des éponges naturelles sur un marché de Lampedusa en Italie.