C’est au 240ème colloque national de l’American Chemical Society que des chimistes anglais ont présenté une bien improbable substance : de l’eau sèche en poudre !

Vous l’ignoriez peut-être, mais l’eau en poudre existe depuis 1968 et elle a été remise sur le devant de la scène par des scientifiques britanniques de l’université de Hull durant les années 2000.

L’eau en poudre a l’apparence du sucre et se compose de minuscules gouttelettes d’eau entourées de silices. 

source : Ben Carter.

Une poudre sèche à 95 % constituée d’eau.

De nombreux scientifiques se passionnent pour ce matériau et cherchent à en découvrir les diverses applications. Et si pour l’instant l’eau en poudre n’est pas appelée à apparaître dans nos vies quotidiennes, pas d’eau sèche en bloc à mettre au réfrigérateur , en bâtonnet pour le bac à plantes ou en morceaux à croquer en randonnée !

 Andrew Cooper et Ben Carter de l’Université de Liverpool ont découvert que l’eau sèche pouvait avoir de nombreux intérêts pour l’industrie. Cette substance a pour caractéristique de se combiner avec le méthane à des températures assez hautes ( - 70 °C °) et pourrait s’avérer utile pour le transport et le stockage du gaz naturel.

L’eau sèche stocke 3 fois plus de gaz carbonique que l’eau ou la silice et constituerait un moyen pour lutter contre les émissions de carbone conduisant au réchauffement climatique.

Excellent catalyseur, l’eau sèche pourrait également être utilisée comme point de départ à un grand nombre de réactions chimiques, menant à des substances ayant une multitude d’usages ( pigments, solvants, fluides caloporteurs dans les réfrigérateurs, liquides antigels…)

Un marché potentiel de plus de 2,5 milliards d’euros qui laisse présager d’un brillant avenir.