Sur la planète un humain sur huit n’a pas accès à une eau saine et pure ; chaque année, en moyenne, 3.5 million de personnes meurent de maladie due à la mauvaise qualité et à la pollution de leur source d’approvisionnement en eau. Un cataclysme sanitaire auquel la société japonaise Nippon Basic s’est attaqué avec le Cycloclean, un vélo capable de filtrer l’eau.

L’entreprise japonaise cherche à lancer au Bangladesh la production d’un vélo équipé d’un système de filtre a eau afin de venir en aide aux populations vivant dans les zones reculées de la planète ou celles touchées par des catastrophes naturelles. 

Lors d’un salon des technologies environnementales à Kawasaki, Yuichi Katsuura la présidente de Nippon Basic déclarait :

« Vous pédalez jusqu’à une rivière, une mare ou toute autre source d’eau, et vos jambes suffisent à produire de l’eau potable.

Ce vélo est un outil précieux pour tous ceux qui sont obligés de parcourir de longues distances pour trouver de l’eau.

Arrivé jusqu’au point d’eau, il suffira de mettre son Cycloclean à l’arrêt sur sa béquille, de plonger un tuyau dans le bassin, puis de pédaler pour pomper le liquide qui sera ensuite purifié en passant à travers trois filtres fixés sur la roue arrière. Le système permet de nettoyer cinq litres d’eau par minute.

 Le Cycloclean est équipé d’une pompe puissante lui permettant d’aspirer de l’eau jusqu’à cinq mètres de profondeur, le tout posé sur son porte-bagage arrière.

La société Nippon Basic propose son vélo pour 550.000 yens (soit 4.850 euros) un coût qui le rend difficilement abordable pour les plus pauvres. Jusqu’ici, la plupart des Cycloclean ont été achetés par des municipalités nippones.

 L’entreprise compte abaisser ce prix en fabriquant de 100 à 200 unités annuelles au Bangladesh, en partenariat avec une firme locale.