Dans les pays en voie de développement, la démographie est galopante, les agglomérations, villes et villages voient leur population exploser, ce qui entraîne nombre de problèmes.

Tel est le cas du village marocain de Sidi Taïbi, le village situé à une trentaine de kilomètres de Rabat s’est agrandi à vitesse grand V durant ces dernières années, et l’approvisionnement en eau potable est devenu très compliqué. Les réserves d’eau de la région sont polluées par des engrais et des nitrates.

Une société française à la rescousse.

Une société française, Firmus, a proposé et mis en place pour le traitement des eaux une technologie utilisant des membranes organiques. Une technologie développée d’abord pour recycler les eaux usées et l’urine des astronautes. 

Depuis plus de 20 ans, L’ÉSA travaille à optimiser un système de support de vie en circuit fermé capable de traiter les déchets, fournir de l’oxygène, de la nourriture et de l’eau aux astronautes.

 L’une des découvertes effectuées permet de construire et de contrôler des membranes percées de trous d’un diamètre 700 fois plus fins qu’un cheveu humain ( d’1/10000ème de millimètre). Ces pores minuscules permettent de filtrer les polluants, en particulier les nitrates.

La société française Firmus s'est appuyée sur l'expérience de l'ÉSA avec les membranes et a construit un appareil économe fonctionnant grâce à une éolienne et à l’énergie solaire.

Avant leur installation à Sidi Taïbi, les membranes organiques ont été mises à l’épreuve à l’autre bout du monde, en Antarctique. La base de recherches Concordia, située à 1600 kilomètres du Pôle Sud, utilise un système de filtration du même type permettant de recycler l’eau utilisée des douches, des machines à laver le linge et la vaisselle. Et si la base de Concordia n’accueille que jusqu’à 16 personnes, la nouvelle installation de traitement de l’eau au Maroc fournira elle, de l’eau pour un lycée de 1200 élèves !

De plus, le surplus d’énergie et d’eau générés pendant les vacances scolaires sera partagé avec la population locale.

Une fois le bon fonctionnement de cette technologie de membrane validé par les autorités marocaines, les installations seront agrandies jusqu’à un facteur de dix pour fournir de l’eau au reste de la population.