À l’approche de la fin 2017, les scientifiques constatent que cette année devrait être l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées de l’ère moderne.

Une confirmation supplémentaire de la tendance au réchauffement climatique.

Selon L’Organisation météorologique mondiale (OMM) les températures au cours des neuf premiers mois de cette année ne seront probablement pas supérieures à celles de 2016, année où elles ont été accentuées par un puissant phénomène El Niño. Malgré tout, elles devraient être supérieures à toutes celles enregistrées avant 2015.

Quoique les données compilées par l’OMM ne soient que provisoires et incomplètes – elles ne couvrent l’année 2017 que de janvier à septembre -, les scientifiques ont réagi avec inquiétude à ses chiffres.

 Le secrétaire général de l’OMM déclare : « les trois dernières années demeurent toutes trois en tête en termes de records de température. Cela fait partie d’une tendance au réchauffement observée sur le long terme. Nous avons été témoins de conditions météorologiques exceptionnelles, notamment des températures atteignant 50 °C en Asie, des ouragans terribles dans les Caraïbes et l’Atlantique qui ont atteint l’Irlande, ainsi que des inondations dévastatrices provoquées par la mousson et des sécheresses incessantes en Afrique de l’Est. »

 Durant la décennie précédente ont avait noté un léger ralentissement dans les courbes de température moyenne, cette « pause » avait conduit les climato-sceptiques à affirmer que les partisans du réchauffement climatique étaient des alarmistes mais, force est de constater que la récente hausse des températures moyennes à l’échelle mondiale confirme la tendance au réchauffement observée au cours des dernières années.

Des recherches récentes ont également montré que le niveau de dioxyde de carbone dans l’atmosphère est actuellement plus élevé qu’il ne l’a jamais été depuis 800 000 ans.

 Signe des temps, à la mi-novembre, il semble que les ours d’Alaska ne soient pas encore entrés en hibernation. Un comportement inédit probablement causé par la hausse des températures.

Ces inquiétantes observations ont été divulguées aux délégués présents lors des négociations de la COP 23 en Allemagne.

La planète se réchauffe, et consommer pour se rafraichir des boissons purifiées par les filtres à eau de nos réfrigérateurs américains ne suffira pas à régler le problème.

 Selon les estimations, les promesses actuelles laisseraient le monde avec des températures de 3 °C supérieures à la période préindustrielle. Et si cette hausse de 3 °C devait perdurer, le niveau de la mer augmenterait, les vagues de chaleur et les sécheresses deviendraient plus fréquentes, des tempêtes et des inondations plus violentes deviendraient plus probables.

Les plus pessimistes ajoutent même : risques de pluies de sang en matinée, d’averses de crapauds l’après-midi, d’invasions de sauterelles en début de soirée, suivies de l’apparition des cavaliers de l’apocalypse vers minuit…

Réflexion faite, à la place du verre d’eau servez-moi un grand whisky !